En mai 1994, Paradisio ouvrait ses portes au public. Vingt-cinq ans plus tard, le jardin zoologique renommé Pairi Daiza propose une nouvelle expérience à ses visiteurs : dormir au cœur du parc en compagnie des ours et des loups. Reportage.

Un quart de siècle ! Le 11 mai 1994, Paradisio ouvrait ses portes à ses tout premiers visiteurs. Vingt-cinq ans plus tard, le parc ornithologique des débuts a laissé place à un véritable jardin zoologique qui fait la part belle tant à l’architecture et à la botanique exotiques (fleurs, plantes, bâtisses ) qu’à la faune sauvage avec, chaque année, de nouvelles acquisitions (pandas, orangs-outans…). Aujourd’hui, le propriétaire du domaine de Cambron-Casteau franchit une nouvelle étape dans son développement commercial : l’hôtellerie. La poursuite d’un rêve selon le patron des lieux, Eric Domb. « C’est en 2009, lors d’un voyage au Maroc, que j’ai eu l’idée de faire vivre la nuit et de la partager avec les visiteurs », se remémore-t-il.

« Il s’agit d’hébergement dans le parc et non à l’extérieur. Nous avons veillé à ce que l’intégration des logements renforce le paysage de notre nouveau monde, « The Last Frontier », inspiré du territoire et des cultures des « Natives », soit les premières tribus indiennes de Colombie-Britannique ». Objectif : faire vivre une nouvelle expérience au public dans des constructions authentiques qui rappellent le bâti traditionnel de l’extrême ouest du Canada. « Je me suis plongé dans mes souvenirs de mon voyage dans le sud-est de l’Alaska et j’ai ramené un tas d’idées pour aménager ce nouveau monde. Vous le verrez, le bois et la pierre y règnent en maître ».

A partir de 359 euros la nuitée

Concrètement, quatre formules hôtelières, toutes plus originales les unes que les autres, vont permettre à chacun des résidents de vivre au sein d’un univers magique. Il y a tout d’abord les Full Moon Lodges, soit dix logements de type troglodyte. « C’est une ambiance terrier, comme si on était un blaireau », s’amuse le CEO. « Nous pénétrons ici dans un monde parallèle, dans la terre nourricière. Si l’audacieuse construction, toute de bois et de pierres vêtues, est souterraine, elle offre une vue magnifique sur la forêt limitrophe où vivent les ours et les loups. Avec un peu de chance, ils viendront observer les résidents, poussés par leur curiosité naturelle. »

Outre ce logement, Pairi Daiza propose aussi une dizaine de cabanes « Natives » dotées de terrasses pour écouter et observer paisiblement les animaux. Les chambres donnent sur le territoire des daims et le salon sur celui des ours et des loups. Au programme également : poêle à bois, sauna privé et jacuzzi. Enfin, un hôtel pourvu de chambres avec vue sur le bassin des otaries de Steller (les plus grandes du monde !) est également sorti de terre dans ce projet pharaonique. Au menu : un restaurant, une salle de jeux pour les enfants, un lobby permettant l’observation des marmottes et quatre suites luxueuses. En tout, le parc propose cinquante « clés » pour une capacité de 250 personnes par nuit.

40 millions d’euros

Evidemment, cette expérience unique a un coût qui varie selon que vous optez pour l’hôtel The Paddling Bear, les Paddling Bear Suites, le Native Village ou les Full Moon Lodges. Comptez 359 euros pour une nuit à l’hôtel (2 adultes ) et jusqu’à 1036 euros dans un Full Moon Lodge (4 adultes et 2 enfants ). Outre la nuitée, le prix comprend notamment le repas du soir, l’entrée au parc le temps du séjour, le parking mais aussi un moment privilégié avec un animal. Un budget important pour le portefeuille des familles justifié par le caractère inédit de l’expérience proposée… et les investissements considérables réalisés : environ 40 millions d’euros.

Thibaut Van der Noot