On savait déjà qu’il fallait manger moins gras, moins sucré, moins salé et plus local. Mais saviez-vous qu’on peut également manger mieux pour apporter plus d’énergie à notre corps ?

Nos choix alimentaires ont des répercussions sur notre santé mais aussi sur notre énergie. A ce sujet, connaissez-vous la nutri-énergie qui situe la nutrition et ses effets dans leur globalité sur l’homme sain ? Il est en effet de plus en plus conseillé de revenir à la fonction première des aliments, à savoir leur rôle comme sources d’énergie, base de notre vitalité intellectuelle et physique et donc la base de notre santé. « Contrairement aux plantes qui tirent leur énergie de la lumière, nous tirons notre énergie de nos seuls aliments », explique Anne-Marie Roussel, professeur émérite de biochimie, en préface de l’ouvrage de Véronique Liesse, diététicienne-nutritionniste, coach en entreprise, nutritionniste du Sporting de Charleroi et auteur de l’ouvrage « Le grand livre de l’alimentation « spécial énergie » », aux Editions Leduc. « Bien plus, la nature et la quantité de ces aliments déterminent notre état de santé et notre vulnérabilité aux pathologies. Le pouvoir de nos choix alimentaires de moduler le fonctionnement de notre organisme est, de ce fait, immense », ajoute-t-elle.

Retrouver de l’énergie

L’idée étant donc de retrouver cette énergie qui nous fait parfois défaut par l’alimentation. On parle ici d’énergie physique mais aussi mentale et émotionnelle. Pour ce qui est de la santé physique, par exemple, la quantité de glucides que nous mangeons joue un rôle majeur sur notre énergie mais elle nous protège aussi des maladies. Manager beaucoup de calories vides est, comme le rappelle Véronique Liesse, synonyme d’excès mais aussi de déficits. Et les conséquences sont nombreuses : maladie d’Alzheimer ou de Parkinson, dépression surmenage, douleurs inflammatoires chroniques, migraines… Du côté de l’énergie mentale, notre cerveau a besoin d’un bon combustible pour bien réfléchir, être concentré, apprendre, se souvenir et restituer. Son combustible de prédilection ? Le glucose. Et s’il n’a pas sa dose quand et comme il le souhaite, il le fera sentir : coups de pompe, vertiges, sueurs, troubles de la vision, palpitations… Mais il n’y a pas que ça puisqu’au total, il faut plusieurs dizaines de nutriments différents comme des vitamines, des minéraux, des antioxydants, du bon gras et de l’eau pour que la machine tourne bien.

Importance des nutriments

Concrètement, il faut s’intéresser à la densité nutritionnelle des aliments (pas uniquement aux calories qu’ils apportent), c’est-à-dire à la quantité de nutriments (protéines, vitamine, A, B, C mais aussi magnésium, potassium, fer, zinc…) favorables à notre santé. Voilà pourquoi il faudrait davantage se tourner vers les légumes bio en variant les types, les couleurs, les formes (crus, cuits, purées, sauces, jus), les fruits, les légumineuses (au moins trois fois par semaine des lentilles, des petits pois, des haricots secs, des pois chiches…), les céréales complètes non transformées mais aussi les oléagineux (noix, amandes, pistaches, noix du Brésil…), les fruits de mer, le poisson et même les abats une à deux fois par mois pour leur apport en vitamine A. Il faut également privilégier les aliments et ingrédients complets, non raffinés ni transformés. Du côté de la cuisson, préférez les cuissons douces (vapeur ou basse température), ne réchauffez pas les plats plusieurs fois et évitez de maintenir les plats au chaud trop longtemps. Avec ce régime, à vous la forme (quasi) olympique !

E.D.

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