La gastronomie, le soleil, l’accueil, l’accent chantant, les canaux, ses violettes et seulement à deux heures de vol direct depuis la Belgique. Tout invite à découvrir Toulouse, la ville rose.

Pour un dépaysement facile, rapide et plutôt original, faites un petit voyage à Toulouse. La quatrième ville de France a son aéroport (Blagnac) et est desservie en ligne directe depuis la plupart des aéroports de notre pays. Et cela, en moins de 2 heures de vol. A la sortie de l’aéroport, il suffit de prendre l’un des trams menant vers différents points de la cité. Parmi ceux-ci, le centre historique. Tout est facile dans cette métropole. Outre le fait qu’on y parle français, avec un superbe accent chantant, les visites s’y font essentiellement à pied car les principales curiosités se trouvent dans le cœur historique.

Pass d’1, 2 ou 3 jours

Avant tout, un arrêt s’impose à l’Office du tourisme installé dans le Donjon du Capitole, square Charles de Gaulle. Non seulement pour y retirer les dépliants sur les lieux à découvrir, mais aussi pour y acheter votre Pass Tourisme. Il existe des formules d’un, deux ou trois jours. Il en coûtera 18 euros pour 24h, 28 euros pour 48h ou 35 euros pour 72h. La durée de validité du Pass est activée lors de sa première utilisation. Il permet de bénéficier de déplacements en illimité sur tout le réseau des transports en commun Tisséo (bus, métro et tram). Il offre aussi un accès gratuit aux sites et musées du centre-ville. Sans oublier une visite guidée de son choix. En outre, il permet une réduction sur les CityTour en hop-on hop-off (à bord d’un mini-bus cabriolet), en trains touristiques et croisières sur la Garonne ou le Canal du Midi.
Depuis l’Office du Tourisme autant rejoindre directement la place du Capitole toute proche.

Le Capitole

Le Capitole, c’est l’édifice emblématique de Toulouse. Situé sur la bien-nommée place du Capitole, le bâtiment date du XVIIIe siècle. Il abrite à la fois l’hôtel de ville et le théâtre du capitole. Même sans le Pass, il se visite gratuitement. L’occasion d’y admirer de belles et grandes peintures au gré des couloirs et des salles.
En face du Capitole, de l’autre côté de la place, il y a de jolies arcades abritant cafés, restaurants et leurs terrasses. L’un des endroits branchés de la ville. En regardant les plafonds, vous pourrez découvrir 29 sérigraphies évoquant le passé de Toulouse. Toujours sur la place du Capitole, des petits trains proposent un circuit (environ 30 minutes) dans le centre-ville avec audio-casques diffusant les informations dans différentes langues. Pas obligatoire, certes, mais divertissant. L’occasion de découvrir deux des richesses de Toulouse : ses édifices religieux et ses canaux.

Le canal du Midi

A quelques minutes de la place du Capitole, il y a le couvent des Jacobins. Il est constitué de l’église, du cloître et, bien évidemment, du couvent. La visite de l’église est gratuite. Comme la plupart des autres bâtiments du centre historique, elle est construite de briques rouges. Cette brique de terre cuite qui constitue la spécificité et la fierté des édifices historiques de la ville de Toulouse. Cela lui vaut d’ailleurs le surnom de ‘Ville rose’. Autres bâtiments religieux méritant le détour (tout proche), la basilique Saint-Sernin, Notre-Dame du Taur ou encore N-D de la Daurade.
Et puis, il y a le canal du Midi. Tellement magnifique qu’il est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Il relie Toulouse à la Méditerranée. Réalisée sous le règne de Louis XIV, cette voie d’eau est à parcourir à pied ou à vélo, ou encore à découvrir en bateau. La meilleure solution restant d’emprunter un vélo partagé et de profiter des pistes cyclables et pédestres protégées (pas totalement en se rapprochant du centre historique).

On se rend aussi à Toulouse pour découvrir les plaisirs gastronomiques.

Gastronomie, violette et Claude Nougaro

Mais Toulouse, c’est aussi toute la gastronomie du Midi de la France. On ne peut quitter la ville sans avoir goûter son fameux cassoulet (avec sa célèbre saucisse de Toulouse). Pour l’agrémenter, certains vins locaux s’imposent. Il y a aussi le poulet à la toulousaine, farci avec de la chair à saucisse agrémentée d’olives et d’ail. En dessert, il y a le Fenestra. Il s’agit d’un gâteau se composant d’amandes et de citrons confits. Et puis, surtout, la ville rose se distingue par toutes ses déclinaisons autour de la violette. La première étant le véritable bonbon à la violette consistant en une fleur de violette cristallisée dans une robe de sucre. A Toulouse, tout se décline d’ailleurs autour de la violette. Parmi plusieurs boutiques locales, proposant des produits fins, il y a la Maison Busquets. Située à quelques encablures du Capitole, elle étale sur tous ses rayons et vitrines un vaste choix de produits régionaux. Bien sûr, les vrais bonbons à la violette (dont le prix vous fait réfléchir au poids du sachet à acheter), mais aussi des thés à la violette, des biscuits à la violette, du chocolat à la violette, du nougat à la violette et autres huiles essentielles… de violette ! Et comme tout Belge qui se respecte, on ne peut en repartir sans ramener comme souvenir La Bierataise, une bière blanche artisanale aromatisée à la liqueur de violette.

Et si vous décidez de partir pour Toulouse, n’hésitez pas à écouter et réécouter au préalable la chanson que Claude Nougaro a consacrée à a ville natale (il y existe d’ailleurs un circuit Claude Nougaro passant par sa maison natale et ses anciens endroits de prédilection). ‘Toulouse’ vous plongera parfaitement dans l’ambiance des lieux. A la nuance que vous aurez peu de chance de vous y faire agresser par une « Mémé qui aime la castagne (la bagarre) ». Bien que…

Julien SEMNINCKX

Infos ?
Site Internet : www.toulouse-tourisme.com

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