S’il y a un film à ne pas manquer cette semaine, c’est bien Knives Out réalisé par Rian Johnson, auteur de Star Wars: Les Derniers Jedi. Un whodunnit digne des meilleurs romans signés Agatha Christie avec, en prime, un truculent Daniel Craig.

Après avoir fâché la moitié des aficionados et enthousiasmé l’autre partie avec ses aventures dans une galaxie lointaine, très lointaine, le dernier Jedi Rian Johnson revient dans les salles obscures avec « Knives Out » (A couteaux tirés en version française). Un whodunnit au casting rutilant. Que de belles cylindrées, lisez plutôt : Daniel Craig, Chris Evans, Michael Shannon, Jamie Lee Curtis, Toni Colette, Christopher Plummer, Ana De Armas, Don Johnson, Frank Oz. Tous se retrouvent dans un Cluedo bâti sur un scénario malin alimenté par des rebondissements à foison.

L’histoire en deux mots

Célèbre auteur de polars, Harlan Thrombey (Christopher Plummer, délectable) est retrouvé mort dans sa somptueuse propriété, le soir de ses 85 printemps. L’esprit affûté et la mine débonnaire, le détective Benoit Blanc (un truculent Daniel Craig en Hercule Poirot de… Louisiane) est alors engagé par un commanditaire anonyme afin d’élucider l’affaire. Mais entre la famille d’Harlan qui s’entre-déchire et son personnel qui lui reste dévoué, Blanc plonge dans les méandres d’une enquête mouvementée, mêlant mensonges et fausses pistes, où les retournements de situation s’enchaînent à un rythme effréné jusqu’à la toute dernière minute.

Que du beau monde au casting de « Knives Out ».

Notre avis

Merveilleusement old school dans le traitement et le décorum (un manoir, une famille, un meurtre) mais aussi moderne en bousculant les codes de la detective story habituelle (c’est l’aide à domicile le protagoniste et non le fin limier), cette petite pépite sortie de nulle part n’en finit pas de nous surprendre. Maîtrisé, habile, sournois, subversif, « Knives Out » est une réelle partie de plaisir pour le spectateur. Johnson, metteur en scène et scénariste, lui laissant le soin de reconstituer le puzzle tout en brouillant les pistes. Si le récit, bien que finement charpenté, s’avère un chouïa mécanique que pour susciter l’émotion, il n’en reste pas moins astucieux et vous promet un divertissement de haute volée.

Thibaut Van der Noot