L’animatrice de la RTBF, toujours à la tête de la quotidienne « Viva for Life » avec Walid, a décidé de s’impliquer davantage dans l’opération, cette année.

Comment définiriez-vous « Viva for Life » ?  

C’est une grande action de solidarité. Elle sensibilise le public aux problèmes de pauvreté. Les fonds qu’elle récolte permettent de soutenir des associations qui agissent sur le terrain de l’enfance précarisée. Cette opération se déroule toute l’année, à travers de nombreux défis. Pour cette 7ème édition, je remarque une évolution incroyable à ce niveau-là. Nous sommes passés de 352 à plus de 500 défis en un an. En fin d’année, nous les mettons en lumière, avec cette grande fête solidaire qui dure 144 heures.

L’année passée, « Viva for Life » récoltait 4.929.220€. Espérez-vous franchir la barre des 5 millions, cette fois-ci ? 

Évidemment. Mais l’idée n’est pas de bêtement battre le record. Plus il y aura de dons, plus le montant sera important et plus de projets pourront être financés. Depuis le début de l’action, en 2013, nous avons soutenu 473 initiatives. C’est énorme !

Quel sera votre rôle cette année ? 

Il s’est élargi. Avec Walid, je présenterai toujours l’émission télé quotidienne, qui prend la place de « On n’est pas des pigeons » entre 18h30 et 19h20. Je serai à l’intérieur du cube avec les animateurs et les témoins. Mais en plus de cela, je suis devenue responsable de la communication pour « Cap 48 » et donc de « Viva for Life ». Par conséquent, j’ai souvent l’occasion de me rendre sur le terrain, à la rencontre des associations bénéficiaires. Je voulais donner du sens à mon rôle d’animatrice.  

Vous a-t-on déjà proposé de passer le 144 heures dans le cube ? 

Je l’aurais accepté avec plaisir, mais ça ne s’est pas présenté. Il faut dire que les animateurs qui y sont deviennent les vrais visages de cette opération et le font brillamment. 

En quoi cette action vous touche particulièrement ? 

Mon regard de maman fait que je suis d’autant plus sensible à cette cause. Mais on n’est pas obligé d’être parent pour se sentir concerné. C’est insupportable de voir des enfants vivre dans des logements pas ou mal chauffés. C’est extrêmement dur de refuser à un enfant une activité extrascolaire… Ces situations créent une forme de honte et d’isolement, chez certains. Au niveau de la santé également, les parents n’ont pas toujours l’argent nécessaire pour les soins. Ces petits sont en plein développement, que ce soit sur le plan psychique ou physique. Ils subissent des situations contre lesquelles ils ne peuvent rien faire, mettant en péril leur avenir. Les projets de « Viva for Life » vont permettre d’améliorer leur quotidien. Il y a deux ans, l’UMons avait d’ailleurs analysé et démontré l’impact positif de l’opération auprès du tissu associatif, non seulement sur la qualité des projets, mais aussi sur la quantité de familles aidées. 

Si vous deviez retenir un moment fort sur toutes vos années passées dans « Viva for Life », lequel serait-ce ? 

Il y en a plein. Mais je ressens toujours beaucoup d’émotion quand le compteur s’arrête sur le montant final. Surtout quand on sait que ce chiffre représente 85% de dons de particuliers. Les 15% restants sont des partenariats publics ou privés. Au total, 100 000 personnes ont fait un don, l’an dernier. C’est vraiment pour moi l’apogée de cette grande mobilisation citoyenne, qui démontre clairement que la pauvreté est inacceptable.  

Martin Rousseau

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