Les bienfaits de l’équitation

Les sports équestres ont de nombreuses vertus, à la fois musculaires et mentales. Leur pratique stimule la notion de respect chez les plus jeunes, permet de lutter contre la sédentarité ou encore de renouer avec la nature lors de longues promenades dans les bois ou à travers champs.

L’équitation se décline en de multiples disciplines, certaines axées sur la compétition, d’autres sur les loisirs. Toutes les disciplines n’apportent pas les mêmes bienfaits, même si elles ont toutes des points communs, notamment sur le plan musculaire. Il n’est donc pas nécessaire de devenir un grand compétiteur pour profiter des bienfaits de l’équitation.

Un tonifiant musculaire

La sédentarité, avec toutes ses conséquences néfastes (obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires,…), est un des maux notre temps. Pour lutter contre ces maladies, tous les médecins préconisent la pratique régulière d’un sport. L’équitation améliore le tonus musculaire, même si monter à cheval ne demande pas d’efforts musculaires intenses: les muscles des jambes, des fesses, du dos, des bras ainsi que ceux de la ceinture abdominale sont sollicités. Pour suivre les mouvements naturels de l’animal, l’ensemble de ces muscles sont sollicités et la pratique régulière de ce sport ne fera que renforcer l’allure du cavalier. Contrairement aux idées reçues, l’équitation n’est pas néfaste pour le dos. Ce serait même plutôt le contraire. Si elle est évidemment déconseillée aux personnes souffrant d’une pathologie vertébrale, pour les autres elle tonifie les muscles du dos. Le cavalier est obligé de se maintenir droit sur sa monture, la tête bien droite. Cette posture, après quelques années, se traduit même par un maintien bien droit en dehors de la pratique de l’équitation.

Des efforts soutenus et réguliers

Contrairement à d’autres sports, l’équitation ne demande pas des efforts violents, l’effort demandé est soutenu et régulier. Les blessures musculaires sont donc rarissimes chez les cavaliers. «Un des avantages, c’est le contact avec la nature car il s’agit d’un sport qui se pratique essentiellement à l’extérieur. Je tiens également à insister sur le terme sport. Beaucoup de gens croient que l’équitation n’exige pas d’efforts physiques du cavalier. Rien n’est plus faux. Il s’agit d’une activité sportive exigeante qui fait travailler les muscles des jambes, des bras, les abdominaux et les dorsaux. En outre monter sur un cheval nécessite aussi une position correcte» précise un professeur de gymnastique. Les seuls vrais risques sont ceux liés à une vilaine chute ou à un coup de sabot dans le box du cheval, mais il existe des mesures de prudence à observer pour éviter des conséquences trop graves. Les contre-indications sont rares en dehors des problèmes de colonne vertébrale (lombalgies, sciatiques, douleurs de croissance chez les adolescents) et des allergies aux poils d’animaux. La pratique en compétition nécessite cependant un certificat médical afin de vérifier l’absence de contre-indications.

Le contact avec la nature

Les randonnées à cheval intensifie le contact avec les éléments naturels, le cavalier le découvre de plus en hauteur. Il apprend également à être attentif à ce qui se passe dans un milieu naturel, grâce au cheval qui détecte le moindre bruit environnant. L’équitation apporte une véritable bouffée d’oxygène au cavalier, à la fois bénéfique sur le plan physique et psychologique. Elle permet au cavalier de se vider la tête, de penser à autre chose que les tracas quotidiens. La pratique de l’équitation aurait même des vertus antistress. Le cavalier vit également au rythme des saisons et apprend à (re)découvrir les beautés naturelles de nos forêts et de nos champs.

Délaisser la console de jeu

Les parents actuels se plaignent souvent du temps passé par leur progéniture sur les écrans d’ordinateur, des consoles de jeu ou autres smartphones. Pendant la pratique de l’équitation, ils délaisseront le monde virtuel pour se plonger dans le monde réel. Chez les plus petits, les effets seront aussi bénéfiques avec notamment la latéralisation, apprendre à distinguer la gauche de la droite. Monter à cheval augmente la souplesse, l’équilibre, la capacité respiratoire, la concentration, l’endurance et la coordination des mouvements. Pratiquée en groupe, l’équitation renforce le relationnel. Les enfants délaissent le monde virtuel, pour nouer de vraies relations. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que l’hippothérapie est utilisée comme moyen de réinsertion sociale! La relation liant un être humain à un animal s’avère souvent très positive dans le traitement des problèmes de santé mentale et des troubles d’apprentissage. La présence d’un cheval calme, responsabilise et augmente la capacité d’attention. L’équitation donne de bons résultats dans le traitement de l’autisme ou d’un handicap.

Hippothérapie, le cheval comme remède

Elle s’adresse à toutes les personnes éprouvant des difficultés, qu’elles soient physiques ou mentales: pathologies neuromotrices (sclérose en plaques, hémiplégique, paraplégie par exemple), pathologies cognitives (déficiences intellectuelles), pathologies affectives et sociologiques, psychiques (autisme notamment) ou de pathologies sensitives. L’hippothérapie vise le maintien et si possible l’amélioration des capacités fonctionnelles, physiques et psychiques des personnes handicapées dans des conditions de sécurité et de confort optimal.

Inculquer le respect

L’équitation pousse indéniablement l’enfant à se responsabiliser. Elle lui enseigne le respect de l’animal, intimement lié au respect de l’autre. Même s’il s’agit d’un sport individuel, l’équitation développe également l’esprit d’entraide et de partage, comme lorsqu’un copain chute et qu’il faut l’encourager à se remettre en selle. C’est une école de partage et de responsabilisation. Elle permet de stimuler la confiance en soi, mais aussi de faire confiance aux autres. Il se noue également une relation avec sa monture, il faut apprendre à le respecter, à la comprendre: un fait qui se vérifie autant chez les enfants comme chez les adultes. «Quand ma fille était petite, elle se faisait aider par les plus grands. Aujourd’hui, c’est elle qui aide les plus petits. L’équitation apprend à la fois le respect des autres et celui de l’animal que l’on ne doit pas traiter comme une vulgaire chose, mais comme un être vivant à part entière. Être un cavalier complet, ce n’est pas seulement monter à cheval. C’est aussi s’en occuper avant et après les séances. C’est aussi entretenir son box et le cas échéant le nourrir. Cela inculque chez l’enfant les notions de respect et de responsabilité» explique la maman d’une adolescente.

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