Coup de projecteur sur les longs-métrages à ne pas louper dans les salles obscures actuellement. Promis, il y en a pour toute la famille et pour tous les goûts !

1917

Au plus fort de la Grande Guerre, deux jeunes soldats anglais, Schofield (George MacKay, vu dans Captain Fantastic) et Blake (Dean-Charles Chapman, alias Tommen Baratheon dans la série HBO Game of Thrones) se voient confier une mission aussi capitale que dangereuse. Dans une course contre la montre, le tandem doit se rendre au-delà du no man’s land, en territoire ennemi, et délivrer un message qui permettra d’éviter une embuscade qui enverrait au tapis un bon millier de soldats alliés, dont le propre frère de Blake. Un peu trop hermétique que pour engager pleinement nos émotions, ce survival militaire signé Sam Mendes (Skyfall, American Beauty) n’en reste pas moins un formidable accomplissement cinématographique. Une contribution artistique aussi audacieuse dans son élaboration que parfaite dans son exécution.

The Peanut Butter Falcon

Tout commence avec Zak, jeune homme de 22 printemps atteint du syndrome de Down, et son irrépressible envie de quitter la maison de retraite dans laquelle il vit. Grâce à un résident complice, ce dernier parvient à s’échapper. Le rêve qu’il entretient depuis tant d’années lui donne des ailes : rencontrer son idole Saltwater Redneck, un catcheur dont il ne cesse de visionner les vieilles VHS. C’est alors que, dans son périple, celui-ci fait la connaissance d’une petite frappe en cavale… La présence magnétique de Shia LaBeouf, le charisme dingue de Dakota Johnson et la bonhomie enfantine de Zack Gottsagen parviennent à transcender un scénario, certes convenu, cousu de fil blanc et un peu bancal dans son épilogue, mais toujours généreux et sincère dans ses intentions bienveillantes. Même le casting des seconds rôles est parfait avec une distribution de « gueules » du ciné indé US : Bruce Dern, John Hawkes, Thomas Haden Church, Jon Bernthal.

Spies in Disguise (Les Incognitos)

Will Smith est décidément partout ces derniers mois. Après le succès commercial de l’adaptation live du Classique « Aladdin » signée Guy Ritchie et la veste prise avec « Gemini Man », orchestré par un Ang Lee qui voit désormais tout en 120 images par seconde (!), et avant de rendosser le gilet pare-balle du détective Mike Lowrey dans « Bad Boys for Life » en janvier prochain, notre éternel Prince de Bel-Air revient dans les salles obscures en prêtant sa voix à un barbouze dans « Spies in Disguise ». Le super espion Lance Sterling et le scientifique Walter Beckett (Tom Spider-Man Holland) ont des personnalités radicalement opposées. Le premier est du genre relax, cool et, en sus, il a du style. Le second est… tout l’inverse. Certes, ce dernier n’est pas très à l’aise en société, mais son intelligence et son génie créatif lui permettent d’imaginer les gadgets impressionnants que Lance utilise sur le terrain. Alors qu’une mission tourne mal, ces deux-là vont devoir unir leurs forces. Si ce tandem hétéroclite ne parvient pas à s’entraider, le monde pourrait courir un grand danger !

Star Wars: The Rise of Skywalker

Écrivons-le tout de go, ce nouveau chapitre réussit dans son ambition d’être un divertissement populaire total. Il coche consciencieusement chaque case de son cahier des charges. Pas un ingrédient ne manque à l’appel de cette recette élaborée à la cause de son public. Le métrage file à bride abattue en enchaînant les rebondissements et autres retournements de situation, les scènes d’actions et instants d’émotion, les environnements exotiques et décors extraordinaires, les droïdes, créatures et autres monstres issus de l’incroyable bestiaire intergalactique etc. Et tout cela servi avec un torrent d’effets numériques globalement bien torchés et une partition musicale toujours aussi aventureuse dirigée par la baguette du maestro John Williams. Les codes de ce space opera dantesque sont respectés et les moteurs à propulsion de ce blockbuster maous costaud tournent à plein régime. Donc, rassurez-vous, tout est mis en œuvre pour que vous ne vous ennuyiez pas. D’ailleurs, les producteurs ont mis le « paquet » (entendez le « budget » : plus de 200 millions de dollars au moins) pour satisfaire votre appétit de spectacle, de grand huit, d’épopée spatiale bigger than life… Bref, de cinéma.

Les Misérables

Rares sont les jeunes réal’ à réussir à transcrire leur court-métrage en long. Ladj Ly, lui, y est parvenu avec un film coup de poing qui n’est pas sans rappeler un certain « La Haine » de Kassovitz. Une petite bombe qui sidère par sa maîtrise : mise en scène punchy, puissance narrative, interprétations aux petits oignons… Sans manichéisme et avec un regard affûté, le jeune cinéaste aborde la question brûlante des cités jusqu’à une séquence finale à couper le souffle. Imparable!

Thibaut Van der Noot

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