7Dimanche répond à vos questions !

Depuis le mercredi 8 janvier dernier, une nouvelle classification est d’application pour les films projetés dans les salles obscures du royaume. Les différentes entités fédérées compétentes en la matière se sont mises d’accord pour adopter le système hollandais Kijkwijzer, décliné sous le nom Cinecheck en Fédération Wallonie-Bruxelles. Zoom!

Concrètement, la nouvelle classification Cinecheck comprend six pictogrammes de contenu (violence, angoisse, sexe, discrimination, abus de drogues/alcool, langage grossier) et sept catégories d’âges (tout public, 6, 9, 12, 14, 16 et 18 ans).

Objectif: guider parents et enfants dans le choix d’un film approprié à l’âge et la sensibilité de chacun lors d’une sortie cinéma. Il ne s’agit donc plus d’un système de contrôle refusant aux mineurs l’accès aux salles de cinéma mais plutôt d’une recommandation basée sur la responsabilisation de tous : secteur cinématographique, parents ou accompagnants ainsi que les jeunes.

« L’éducation aux médias est essentielle »

Bénédicte Linard, ministre la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles: «Cette nouvelle classification fournira des repères essentiels aux parents, aux accompagnateurs et aux enfants. Au lieu d’une interdiction simple, elle invite à l’échange et au dialogue face aux films proposés. En effet, les métrages nous ouvrent au monde mais peuvent aussi éveiller des questionnements dont il est important de parler. L’éducation aux médias est essentielle. Elle doit accompagner les enfants et les jeunes tout au long de leur parcours et les armer pour mieux décoder les films et le monde qui les entoure. Cette classification en fait partie.»

La nouvelle réglementation s’applique à tous les films diffusés pour la première fois dans une salle de cinéma en Belgique, à l’exception des projections dans les festivals.

Une classification automatique

Concrètement, le distributeur répond à un questionnaire sur le contenu de son film. En fonction des réponses introduites, un logiciel attribue automatiquement au métrage une catégorie d’âge et, éventuellement, une ou plusieurs catégories de contenu. Cette classification peut faire l’objet d’une plainte motivée de la part du citoyen s’il l’estime erronée. Distributeurs et exploitants communiquent alors les pictogrammes sur tout support de promotion.

Pour rappel, dans l’ancienne loi du 1er septembre 1920, les films étaient classés enfants non-admis (interdits aux moins de 16 ans) ou enfants admis. Ce système de contrôle presque centenaire était jugé, depuis de nombreuses années, obsolète, inadapté aux évolutions technologiques et impraticable (achat de billets sur internet et à des bornes automatiques, évolution du mode de consommation des médias…).