Même en ne roulant pas, nos véhicules s’usent, y compris les pneus qu’il vaut mieux surgonfler. Avec la probable prolongation du confinenement, nos voitures seront au final immobilisées un bon bout de temps. Quelques précautions à prendre dès maintenant pour éviter les mauvaises surprises au moment de reprendre le chemin du travail.

Entre les familles qui ne se servent plus que d’un seul de leurs deux véhicules et les personnes âgées qui bénéficient de la solidarité des proches, beaucoup de voitures ne circulent plus du tout. Or tout véhicule s’use avec le temps, même s’il n’est pas utilisé. Avant de l’immobiliser quelques précautions s’imposent pour que son état ne se détériore pas trop rapidement, conseille Benoît Godart, de l’Institut Vias.

Le frein à main.
Si la voiture est garée à plat, desserrez-le si vous avez encore un modèle manuel. Il a tendance à se gripper lorsqu’il est maintenu longtemps serré, ce qui peut causer des difficultés au redémarrage.

L’habitacle.
Pour éviter l’apparition d’odeurs après un certain temps, vérifiez qu’il ne reste aucun résidu alimentaire dans l’habitacle. Profitez de l’occasion pour enlever tous les objets de valeur encore à bord. «Laissez par ailleurs vos vitres entrouvertes de seulement un ou deux cm pour faire circuler l’air. Si vous ne le faites pas, l’humidité risque de s’accumuler à l’intérieur et de provoquer des odeurs et des moisissures. Si vous ne voulez pas le faire pour des raisons de sécurité, laissez au moins les ports d’aération ouverts à l’intérieur», préconise Benoît Godart.

Le réservoir.
Le fait de laisser le réservoir de la voiture quasi vide durant toute la durée de l’immobilisation entraîne le dépôt de poussières et autres particules au fond. Il se forme alors une couche semblable à de la boue. Lorsque vous voudrez redémarrer votre véhicule, le moteur puisera dans cette couche de «boue» et risquera d’être endommagé. Il n’est toutefois pas utile d’avoir un réservoir au maximum. L’idéal est de le remplir à moitié, puis de compléter jusqu’au plein avant de reprendre la route. Cela permettra au carburant «récent» de se mélanger avec celui déjà présent dans le réservoir, rehaussant ainsi les qualités de ce dernier.

Les essuie-glaces.
Après plusieurs semaines d’immobilisation, le caoutchouc de vos balais finira par accrocher au pare-brise. Pour ne pas risquer de le déchirer en remettant vos essuie-glaces en marche, il suffit de les envelopper dans un film plastique.

Les pneus.
Ils s’usent même lorsqu’ils sont à l’arrêt pendant plusieurs semaines. «Comme ils supportent tout le poids du véhicule, ils peuvent s’affaisser. C’est pourquoi il vaut mieux les surgonfler de 25%», conseille Benoît Godart. Mais attention, lorsque vous reprenez le volant, réajustez la pression des pneus afin de ne pas les détériorer!

Et pour une électrique?
En cas d’immobilisation prolongée, il est conseillé de conserver la batterie de sa voiture électrique à un niveau de charge compris entre 50 et 75%. Si cette situation se prolonge au-delà d’un mois, il faut envisager de donner un peu d’activité à la batterie avec des opérations de recharge et de décharge. Et ce en restant dans cette fourchette d’énergie.

Yannick Hallet

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