Bien que le terme fasse généralement référence à la nourriture, il est aussi d’une façon plus large assimilé à la sobriété. Vivre de façon plus simple, plus sobre, peut être un choix volontaire issu d’une réflexion personnelle par considération financière ou environnementale ou par la force des choses.

Ce cheminement, je l’ai emprunté il y a déjà un moment, ma fameuse théorie de l’écolonomie que je prône tant, par choix. Ces derniers mois, j’en suis bien heureuse, car mes rentrées financières ont fondu comme neige au soleil, déjà bien avant le confinement. Celui-ci a peut-être été pour vous le moment d’une réflexion profonde sur notre consommation, notre dépendance totale au système et la fragilité de celui-ci.
Quand on commence à emprunter ce chemin, beaucoup de peurs nous assaillent, entre autres celle d’être malheureux et privé de tout. Ce n’est pas du tout le cas. Il ne s’agit en aucun cas de subir, mais de trouver un nouvel équilibre qui nous apporte le bonheur – autrement. De reprendre le contrôle de nos dépenses, autant que possible. De vivre mieux, pour moins. Mais différemment.
Une fois que l’on décide et que l’on se pose pour réfléchir aux petits changements faciles que l’on peut mettre en place (« ce que j’achète, comment j’achète, comment j’utilise ou prépare… »), on trouve de plus en plus de choses aisées que l’on peut implémenter. Automatiquement et spontanément au fur et à mesure que l’on fait l’exercice, en se posant quelques instants, seul ou en famille, pour un brainstorming écolonomique.
La clé pour vivre frugalement heureux est de trouver des façons abordables d’implémenter de petits changements d’apparence non conséquents ni pénibles dans notre quotidien et nos habitudes. Ces petits changements, en s’accumulant, vous feront économiser beaucoup – en prenant soin également des deux autres aspects de ma sacrée tripartite : vous et la nature.

Un ménage spartiate

Si on prend l’exemple du ménage parmi nos routines quotidiennes, il y a tellement de petites choses que l’on peut convertir – certaines dont nous avons déjà parlé dans ces colonnes. J’étais une fan ultra assidue de ces lingettes imprégnées pour les poussières, les petites taches ; non seulement elles reviennent très cher mais elles sont également toxiques pour l’environnement. Ma nouvelle arme ultime ? La loque ! 😉 Vieux draps, essuies déchirés ou t-shirts troués, coupés en carrés, chaussettes orphelines… pas besoin d’acheter quoi que ce soit ! un spray au vinaigre ou simplement humidifiées, elles feront parfaitement l’affaire. Un stock suffisant pour tenir la semaine et les faire tourner avec les essuies en cycle chaud. Pas de lessive supplémentaire à faire. En parlant de lessive, faite maison à base de savon de Marseille ou de lierre par exemple, ne coûte que quelques petits centimes. Savon de Marseille (ou savon noir), bicarbonate et vinaigre sont des armes efficaces, ultra bon marché et douces pour l’environnement.

Des repas frugaux

Bien sur le meal planning dont nous avons parlé il y a deux semaines est une étape cruciale. Cela évite le stress de l’absence d’idée de repas et du manque d’ingrédients. On peut également du coup prévoir ses repas en fonction de ce qui est disponible de saison (et idéalement local). Frugal ne veut pas dire ennuyeux, répétitif ou piteux. Ce principe de la planification des soupers peut être étendu à tous les repas de la journée : petit déjeuner, snack, lunch à emporter (à l’école ou au bureau). Avoir anticipé permet d’éviter tout achat compulsif et dépense inutile pour des gourmandises généralement.

Le diable est dans les détails

Ou les petites choses, chaque automatisme. Est-il possible de faire mieux? De faire moins (mais pour mieux)? Des détails qui ne nous importunent pas, comme par exemple couper l’eau lorsqu’on se lave les dents. Etape suivante: couper l’eau sous la douche pendant que l’on se savonne. Goal ultime: récupérer l’eau froide du début (pour la chasse, pour nettoyer, pour les plantes…) et chronométrer sa douche et se limiter à moins de 5 minutes 😉
Rentabiliser l’utiliser des appareils électroménagers. Si je cuis un rôti au four pour ce midi et prévois de cuire un pain pour le souper, je les combine ou les fais à la suite l’un de l’autre, mais pas à quelques heures d’intervalle, où le four a refroidi et doit donc remonter à température. Je coupe environs 10 minutes avant la fin prévue, mais laisse le plat dans le four fermé 15 minutes de plus pour profiter de la chaleur résiduelle.


Dans l’absolu, aucune de ces actions ne me gêne, ma qualité de vie n’en est absolument pas impactée.
Chaque action individuelle ne me fait économiser que quelques centimes. Mais multipliées par leur fréquences et additionnées entre elles, elles m’aident sur la route que j’ai choisie – celle de la sobriété heureuse, celle célébrée par Pierre Rabhi.

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