Le désir de réduire nos déchets et de mieux consommer a rendu notre maison plus résiliente durant la crise.

Quand j’ai été intriguée et inspirée par le mode de vie zéro déchet, je me suis lancée, même totalement imparfaitement. Fascinée par ces pro du zéro déchet, arrivant à caser un an de déchets dans un bocal en verre, un fameux challenge ! Mais l’idée de tenter, tout en faisant ma petite part pour sauver le monde ? Ultra motivant !

Les effets du changement climatique, la perte de la biodiversité, le continent de plastique … Tout cela est encore bien loin de nous, les effets sont encore difficiles à voir dans notre quotidien. Mais ce monde que j’essayais de sauver à ma petite échelle allait nous montrer à quel point il est important d’adopter la durabilité dans notre façon de consommer.

Effets secondaires d’une vie zéro déchet : Pas impactés par les pénuries

• Les réutilisables plutôt que les jetables nous ont libérés de la nécessité de remplacer certaines choses. Des essuie-tout, par exemple. Aussi, serviettes en papier, sacs poubelles, produits menstruels, rasoirs, lingettes désinfectantes, eau en bouteille… Aucun souci de ce côté-là.

• Choisir de fabriquer nos propres produits désinfectants et sains (mais efficaces) signifie que nous avons toujours des ingrédients sous la main : Nettoyants maison, lingettes désinfectantes, lessive…

• Apprendre les multiples façons de conserver les aliments pour un stockage à plus long terme, y compris garder les choses fraîches plus longtemps au réfrigérateur. Ou faire nos propres conserves régulièrement nous donne la sécurité d’avoir toujours quelque chose à manger

• Apprendre d’autres recettes à faire soi-même pour de nombreux produits couramment achetés dans le commerce. Desserts, gâteaux, laits végétaux, houmous et dips, pains, pâtes, compote de fruit, et la liste est encore longue. Avoir des ingrédients de base signifie avoir la possibilité de fabriquer les vôtres plutôt que de courir vers le magasin. En cas de confinement, de quarantaine, nous pouvons tenir un certain temps. Les visites chez les petits producteurs locaux étant moins à risque, c’était également l’occasion d’une petite balade.

• Cultiver notre propre nourriture. Celui-ci est peut-être l’aspect le plus important de mon désir de réduire mes déchets. Nous avons de la nourriture, de culture biologique et facilement disponible, à manger tout au long de l’année. Même en toute petite quantité, car nous sommes bien loin de l’autonomie alimentaire qui me fait rêver… En ne laissant aucun déchet vert se perdre, nous avons généré une quantité suffisante de compost pour la prochaine saison. La boucle est (presque) bouclée…

J’espère apporter quelques pistes de réflexion à ceux d’entre vous qui se demandent peut-être comment se préparer pour la « prochaine fois » (qui semble affreusement proche). Il n’y a pas que le confinement qui pourrait être moins pénible avec un style de vie résiliente. Les soucis climatiques (imaginons un Noël sous 2m de neige ou moins sympa encore, les routes bloquées par une rivière en crue…). Dans un autre registre : une perte importante de revenu. Et nous voila revenue à ma sacro-sainte vision de l’écolonomie.

L’écolonomie, c’est aussi plus de sécurité pour notre foyer et nos enfants.
Même partielle, même imparfaite, elle nous soutient dans notre quotidien. Elle est prétexte également à plus de partage entre nous, entre familles ou entre voisins. Arlette, notre voisine du fond de la rue nous a offert des confitures en remerciement d’un pain maison que je lui avais préparé. C’est la base des communautés, du lien social. Et bien sûr, par forcément dans une optique d’échange, le don, c’est bien aussi. Ou partager nos connaissances. Faire revivre le local, l’humain, ne peut être que bénéfique à tous et pour un millier de raison. Prenez soin de la Terre, de vous et des autres.

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